Écrire sur sa peau

Maia GIACOBBE BORELLI

SCRIVERE SULLA PROPRIA PELLE
Percorsi del corpo nella società contemporanea in relazione a testi, immagini e disegni degli ultimi cahiers d’Antonin Artaud

ÉCRIRE SUR SA PEAU
Parcours du corps dans la société contemporaine comparés aux textes, images et dessins des derniers cahiers d'Antonin Artaud.

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Journée d’études sur Antonin Artaud

Journée d’études sur Antonin Artaud
Jeudi 5 avril 2007


Université Paris 7 – Denis Diderot
UFR Lettres, Arts et Cinéma
Équipe de recherche « Théorie Littéraire et Sciences Humaines »

Salle Pierre Albouy
Bâtiment Les Grands Moulins, 6ème étage
16, rue Marguerite Duras
75013 Paris
Métro : Bibliothèque François Mitterand (ligne 14)
Organisation : Evelyne Grossman et Lorraine Dumenil

Matinée

10h00 : Maia Borelli, « Le corps à corps d’Antonin Artaud et du nouveau spectacle »
10h30 : Barbara Formis, « Artaud encorps vivant ? Le théâtre de la cruauté et son héritage »
11h00 : Geneviève Hegron, « Antonin Artaud et Carmelo Bene »
11h30 : Discussion
12 h 00 : Pause déjeuner

Après-midi

14h00 : Véronique Lane, « « Dépendre corps », le grand tour d’Artaud »
14h30 : Natacha Allet, « Inspiration, souffle, corps »
Pause/discussion
15h30 : Lucia Amara, « Prolégomènes à la glossolalie »
16h00 : Lorraine Dumenil, « La touche cruelle d’Antonin Artaud »

Exposition Antonin Artaud à la BNF

07 novembre 2006 - 04 février 2007
site François-Mitterrand / Grande Galerie


La Bibliothèque nationale de France rend hommage à Antonin Artaud du 7 novembre 2006 au 4 février 2007 à travers une exposition rétrospective. Proposant, pour la première fois avec cette ampleur, l'ensemble de la production littéraire, graphique, filmique et enregistrée d'Artaud, l'exposition rend sensible la phénoménale énergie créatrice développée depuis le début des années 1920 jusqu'en 1948.

mardi-samedi de 10 h à 19 h, dimanche de 13 h à 19 h
fermé lundi et jours fériés

Communiqué de presse

Antonin Artaud: Un insurgé du corps


Antonin Artaud: Un insurgé du corps
Evelyne Grossman

" Là où d'autres proposent des œuvres je ne prétends pas autre chose que de montrer mon esprit. La vie est de brûler des questions ", écrit en 1925 Antonin Artaud dans " L'Ombilic des Limbes ". Une dizaine d'années plus tard, son " Théâtre de la Cruauté " révolutionne la conception occidentale du théâtre : la littérature est un acte, martèle-t-il, la mise en jets de forces, l'inverse d'une consommation à distance. Lui, que les psychiatres qualifieront de schizophrène, luttera inlassablement contre la rupture entre les choses et les signes, entre l'art et la vie. Evelyne Grossman retrace ici la trajectoire d'Artaud depuis ses premiers poèmes surréalistes jusqu'aux textes fulgurants de la fin : ses expériences cinématographiques et théâtrales, ses voyages vers les anciens mythes du Mexique ou d'Irlande, les neuf années d'internement psychiatrique, sa furie d'écriture et de dessins jusqu'à sa mort en 1948. Au-delà de la légende du poète maudit, se dessine le corps-œuvre d'Artaud, cette " matérialisation corporelle et réelle d'un être intégral de poésie ".

Antonin Artaud : fin de l'ère chrétienne


Antonin Artaud : fin de l'ère chrétienne
Paule Thévenin

Si l'histoire du surréalisme ne peut pas être sans préjudice tout entière identifiée à André Breton, à qui peut-elle l'être alors dont on ne fait plus aucun cas chaque fois qu'on l'écrit ? Si surprenante que soit la réponse, et pour le surréalisme lui-même : à Antonin Artaud. De l'union des deux hommes eût pu naître un autre surréalisme, un surréalisme qui n'eût pas cédé sur l'excès qu'il était à l'origine. En même temps, cette union était impossible qui n'a duré en tout et pour tout que le temps d'un numéro de la revue La Révolution surréaliste, le n° 3, " Fin de l'ère chrétienne ", peut-être le plus beau. Les différends qui les opposaient étaient trop profonds. Qu'ils portent sur la possible/impossible politisation du mouvement, ce qu'on n'ignore pas. Ou qu'ils portent sur les deux points doctrinaux du surréalisme : l'automatisme et le rêve. De ces deux points et des conceptions à la fois semblables et différentes que s'en firent Breton et Artaud, se disputant moins sans doute le surréalisme qu'ils ne disputèrent de la fidélité de celui-ci à sa règle native, Paule Thévenin dispute à son tour, dans ce livre essentiel resté inédit, avec un scrupule de tous les instants qui lui ressemble et une connaissance à laquelle elle seule, éditrice des Œuvres complètes d'Artaud, pouvait prétendre.